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 5. Mythologie

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Corvus Corax
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MessageSujet: 5. Mythologie  Mar 17 Juil - 17:42


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De la création du Monde

A la naissance du monde était celui que l'on nomme aujourd'hui le « Sans Pouvoir ». Mais alors il était puissant et plein de toute l'énergie magique qui désormais fait partie intégrante de notre monde, car il en est à l'origine. Son nom véritable est Asarlaí mais l'utiliser en-dehors de cas précis, comme lors de rituels ou offrandes, est considéré comme un affront.
A partir du néant il façonna cinq nouvelles entités, nommées de nos jours les « Dieux Sorciers », auxquelles il insuffla un peu de son pouvoir.

- Il y avait Koldun, l'Enchanteur, capable de donner toute propriété à n'importe quel objet. Il était le plus beau de tous, mais également le plus sensible et souvent sujet à la colère et la jalousie. Également surnommé le Dieu Artiste, il veille sur ces derniers.
- A son tour apparut Troll'Chaalk, l'Illusionniste, maître de l'esprit capable d'en modifier les sens à sa guise ; c'est d'ailleurs pourquoi personne à part le Sans Pouvoir ne sait s'il est homme ou femme. Ainsi, bien que joueur, il est pourtant le plus sage entre tous et donc le bras droit de leur Père.
- Prit également forme Galdrark, l'Elémentaliste, maîtresse de tous les éléments sur cette Terre. Elle était la plus puissante des Dieux Sorciers, mais également la plus colérique et n'hésitait pas à défier en duel quiconque osait se moquer ou se croyait plus malin qu'elle ; ce qui lui valut son surnom de Déesse Guerrière.
- Ensuite vint Velhður, la Polymorphe, qui avait la faculté de prendre n'importe quelle apparence qu'elle soit réelle ou féerique. Mais de son caractère sauvage lui fut donné le surnom de la Déesse Solitaire, car elle préférait la compagnie de ceux dont elle prenait les traits à celle de ses semblables.
- Enfin se matérialisa Kilynt'larn, le Nécromancien. Capable de contrôler les morts comme s'il ne s'agissait que de vulgaires pantins, ce pouvoir dénotait sa cruauté et sa vilenie bien qu'il ne dévoila que plus tard son désir de semer le chaos. Ceux qui se souviennent encore de lui de nos jours l’appellent le Danseur d’Ombre, cependant rares sont les courageux à oser faire appel à lui.

Mais bien qu'il y eut des Dieux, il n'existait pas encore de monde autre que celui, éthéré, dans lequel ils vivaient. Ainsi, les cinq Dieux Sorciers unirent leur pouvoir pour la première et dernière fois jusqu'à créer une Terre nouvelle, sur laquelle vivraient leurs propres créations. Seulement ce nouveau territoire était désert et inadapté à toute forme d’existence et, bien qu'ils furent tous très puissants, tous restaient trop jeunes pour créer si tôt la vie.
A nouveau le Sans Pouvoir conçut une entité qu'il plaça sur cette Terre, qui avait le pouvoir de donner la vie grâce à sa bonté et son amour de ce que l'on appela plus tard Nature. Là où il marchait se dressaient montagnes et forêts, où il se couchait se creusaient lacs et rivières et sous ses pas naissait la vie végétale. Peu de temps après se développa la vie animale, sous l'œil bienveillant de son protecteur. Cette créature mi-homme mi-cerf était le premier Faune, et certaines légendes prétendent que son nom était Puck.


Ainsi, la Terre telle que nous la connaissons ; sa faune, sa flore et son paysage furent créés.
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Corvus Corax
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MessageSujet: Re: 5. Mythologie  Mar 17 Juil - 17:42


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De la création des Hommes

Puisque désormais la terre était prête à accueillir la vie, il ne lui restait qu'à être peuplée. Le Sans Pouvoir modela alors une toute nouvelle forme d'existence, mais puisque la force nécessaire à lui insuffler de la magie lui faisait défaut, il dut s'en abstenir et les premiers Humains naquirent. Nommés ainsi car cela signifie "conquérant", ils furent destinés à être le peuple le plus ambivalent de tous. En effet, tandis qu'Asarlaí les façonnait, il sut qu'ils seraient à jamais voués au chaos et à la recherche du pouvoir bien qu'ils puissent également se montrer extraordinairement bons et aimants.

Les Dieux sorciers, qui jusque lors n'avaient pas encore d'apparence fixe et revêtaient une étrange forme brumeuse, très  inconstante, commencèrent à prendre une consistance plus matérielle (autant qu'on le puisse dans le plan astral). Encore incapables de créer mais de copier, ils commencèrent naturellement à adopter les caractéristiques humaines.
Le Sans Pouvoir lui-même, à ce que l’on raconte, apparaît à chacun sous des traits différents ; ceux de proches comme d’inconnus.

D'abord jaloux de sa faculté à faire apparaître la vie, ses premiers enfants prirent pourtant peu à peu conscience qu’à mesure qu’eux-mêmes grandissaient leurs pouvoirs allaient toujours croissants. Et, dès qu’ils ressentirent en leur sein une sensation nouvelle ils comprirent ce que cela signifiait ; à leur tour ils pouvaient Créer.
Mais Façonner depuis le néant leur restait impossible, il leur fallut donc à chacun utiliser une partie de leurs pouvoirs pour ces nouveaux êtres, comme un don qui permettrait de les différencier des humains dont ils auraient l'apparence.


Ainsi, les premiers habitants commencèrent à sillonner la Terre.
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MessageSujet: Re: 5. Mythologie  Mar 17 Juil - 17:42


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De la création des Aiken

Comme il l’a été dit, la Terre était désormais créée et ses premiers habitants commencèrent à s’y épanouir, comme le désire la logique de toute chose. Les Hommes apprirent à vivre selon les lois de la Nature, ainsi qu’à maîtriser ce qu’elle avait à offrir afin de la façonner selon leurs désirs. Les premières habitations se dressèrent, les animaux découverts puis domptés pour ce qu’ils avaient à offrir.
Bientôt, les premiers fondements du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui furent adoptés. Ainsi en est-il de l’Art, domaine aussi inexplicable qu’indispensable aux vies intelligentes. C’était justement grâce aux inspirations insufflées par l’Enchanteur que les premières œuvres virent le jour. Un amour inconditionnel porté à leur égard naquit bien vite dans les cœurs même les plus bourrus, car certains parmi les hommes se révélèrent être dotés de véritables dons dans ce domaine.

L’un d’entre eux particulièrement attisa la curiosité de Koldun. C’était un jeune homme tout ce qu’il y a de plus banal, si ce n’était que de ses doigts il parvenait à sculpter tous les matériaux qui étaient alors façonnés de la plus exquise des manières. Ce fut l’une de ces œuvres, née du marbre, qui attira le Dieu Artiste. Elle représentait une femme à qui la clarté de la pierre donnait une merveilleuse peau blanche, à l’aspect si réel et gracieux qu’on eut même cru qu’elle lévitait par-delà les chaînes de son imposant socle.

Il fut immédiatement jaloux de la superbe de cette création, lui qui jusque lors n’avait toujours pu que copier pour donner vie, et le prit comme un affront direct de l’humain. S’il avait pu lui inspirer cette sublime créature, alors elle était sienne.
Koldun maudit l’humain pour son impertinence et le transforma en statue, la crainte qu’avait causée l’apparition divine à jamais figée dans la pierre. De l’objet de sa convoitise il s’empara et l’emporta jusqu’à son domaine, où il passa de longs mois à la contempler nuit et jour. Il façonna dans la glaise maintes et maintes répliques auxquelles il comptait donner vie, mais jamais il ne parvint à la hauteur de ses charmes et détruisait de rage tout travail accomplit. Il avait peur qu’en s’attaquant à la sculpture originale il la détériore irrémédiablement mais, finalement, fut contraint de s’y résoudre ; jamais il ne parviendrait à un meilleur résultat.

Plus habile que jamais il fit appel à toute la magie dont lui avait fait don Asarlaí et la concentra pour l’insuffler à la jeune femme. Progressivement, de la chaleur commença à s’extraire du marbre dont la teinte devenait plus vive, révélant une peau nacrée d’une incroyable perfection.
Enfin, après des jours de travail acharné son cœur se mit à battre pour la première fois. A peine eut-il la chance de contempler sa beauté que le Dieu Artiste en tomba éperdument amoureux. Sa propre apparence se modifia tandis que ses oreilles s’allongeaient, semblables à celles de son aimée et que ses membre devenaient plus graciles. Aik fut le nom qu’il lui donna, car cela signifie "Parfait".

Devenus amants dans le palais hors du temps de Koldun, l’absence de compagnie commença peu à peu à peser sur la nouvelle-née, que la richesse du monde ne cessait d’émerveiller de curiosité. Alors le Dieu amena sa compagne sur la terre des hommes, où dans la forêt, à l’abri des regards indiscrets il lui construisit une demeure à la hauteur de sa magnificence. Il ne fallut pas beaucoup plus de temps pour qu’un heureux événement célèbre à jamais leur union.


Ainsi, le peuple aux Mille Grâces devint le seigneur des bois.
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Corvus Corax
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MessageSujet: Re: 5. Mythologie  Mar 17 Juil - 17:42


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De la création des Bodachan

Afin de donner vie à ses inspirations, Asarlaí leur avait insufflé la majorité de l’énergie magique dont il disposait. Il lui en restait cependant encore, assez tout du moins pour étendre son œuvre. Dans les profondeurs de la montagne, il façonna les êtres les plus robustes que cette terre serait destinée à porter, imperméables à toute utilisation magique mais de fait plus ingénieux de leurs mains que toute autre race. Forts, ils le seraient sans le moindre doute mais surtout fiers de leur héritage et leurs origines, et vaillants. C’est d’ailleurs de ce dernier mot qu’ils furent nommés, farouches combattants dont la hache jamais ne frémit.

Galdrark l’Elémentaliste vit que cela avait fatigué son Père, alors elle décida de prendre sa suite. Faisant appel au fer contenu au sein de la montagne, elle fit don aux bodachan des premières femmes car les faits martiaux auxquels ils étaient promis l’avaient tout particulièrement intéressée.
La Déesse Guerrière devint ainsi leur protectrice, qu’ils honorent encore de nos jours et à qui ils dédient chaque bataille, mais aussi qu’ils retrouvent dans chaque élément qui les entoure ; de la roche qu’ils minent au feu de la forge grâce auquel ils battent le métal.


Ainsi, le peuple sous la montagne en devint les racines.
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Corvus Corax
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MessageSujet: Re: 5. Mythologie  Mar 17 Juil - 17:43


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De la création des Ashrays

Lors de ses pérégrinations sur terre, il était arrivé à Velhður la Polymorphe de rencontrer Le Lune, car les soirs de nuit complète c’est qu’il se balade dans nos contrées sous apparence masculine. De l’amour de ces deux solitaires était née une fille, sobrement nommée Loonie, qui veut dire Fille de Lune. Jeune fille curieuse et pleine de vie, elle ne cessait d’errer entre les domaines des Dieux et des hommes, usant régulièrement de son héritage maternel lui permettant de changer d’apparence.
C’est au court d’un de ces voyages qu’elle avait rencontré Kilynt’Larn, le Nécromancien. Le prenant d’abord pour un singulier humain, elle avait commencé par se lier d’amitié avec lui avant d’en tomber éperdument amoureuse. Elle commença ainsi à passer de plus en plus de temps sur terre à ses côtés, ne retournant sur le plan divin que pour y retrouver Toll’Chaalk l’Illusionniste, qui avait tant d’affection pour Loonie qu’il la considérait comme sa propre fille. Et quel père n’est pas heureux de voir son enfant s’abandonner aux plaisirs de l’amour ?

Avant peu son ventre commença à s’arrondir, l’affaiblissant d’autant qu’elle était déjà de constitution fragile. Elle préféra donc cesser ses allers et retours, restant au plus près de son époux qui s’occupait de veiller sur elle.
Une nuit pourtant, alors qu’elle était allée saluer son père et rentrait peu avant l’aurore, des pleurs d’enfant suivis de chuchotements rassurants et d’une berceuse la surprirent. Elle avait bien reconnu la voix de l’homme, mais avec qui pouvait-il bien être ?..
Le poupon dans ses bras avait le teint hâlé, les cheveux cuivrés et fixait Loonie de ses yeux azurs. Ils étaient deux parfaits opposés, tels le jour et la nuit.

« Tu es déjà rentrée ? » Même lorsque son amant lui parla il lui fut impossible de détourner les yeux. « Je te présente mon fils. Il s’appelle Leinir. »

Il n’en fallut pas plus à la fille du soir pour confirmer ses soupçons, car il avait poussé le vice jusqu’à le nommer Fils de Soleil. Déchirée par l’aveu d’une telle trahison, Loonie prit la fuite et courut longuement.
Elle ne s’arrêta que le soir tombé, tombant d’épuisement aux abords d’un lac que toutes les larmes qu’elle avait versé auraient pu remplir. Des heures durant elle resta prostrée sur la berge, ignorant tout autant la douleur lancinante dans tout son corps que la doucereuse teinte carmine dont se revêtait l’herbe en-deçà elle. Loin au-dessus d’elle, pas même le berceau de lumière que lui offrait son père n’était en mesure de la consoler.

Soudainement, là où l’un de ses pleurs s’était échoué, la surface de l’eau devint trouble, secouée de remous qui, loin de l’inquiéter, la sortirent pour un instant de son trouble et la fascinèrent. Après plusieurs minutes passées à contempler ce tumulte une créature en émergea, aussi pâle que la nuit qu’elle contemplerait à jamais, pourtant son corps n’affichait aucune forme définie, alternant entre une apparence féminine et une plus masculine. Ce ne fut que lorsqu’elle posa son regard sur Loonie que ses membres prirent en vigueur et sa stature grandit, puissant prédateur aquatique qui ne vivrait plus que dans le but de protéger celle à qui il devait tout.

Par la perte de son enfant, elle avait gagné son plus fidèle compagnon.

Adoptant derechef son apparence, elle le rejoignit dans les eaux du loch afin qu’à jamais ils prennent demeure dans ses profondeurs abyssales.
Personne ne sait si de nos jours ils vivent encore, mais nul doute que jamais Troll’Chaalk ne cessa de veiller sur eux.


Ainsi, d’une larme versée les ténèbres nocturnes furent illuminés.
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MessageSujet: Re: 5. Mythologie  Mar 17 Juil - 17:43


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De la corruption des Aiken

Kilynt’Larn était un dieu jaloux. Autour de lui, il avait vu ses frères et sœurs créer de nouvelles créatures puis se faire adorer par elles, même lorsque le mérite n’aurait dû leur revenir, tandis que lui restait exclu de ses paires et des terriens.
Plus que tout autre, il haïssait Koldun dont l’œuvre ne connaissait d’égal par sa perfection, alors qu’il savait qu’elle n’était pas même sienne.
Un jour, alors que l’Enchanteur se pavanait une fois encore devant les Dieux Sorciers en leur exhibant sa dernière création, il profita que son attention ne soit pas portée sur son peuple pour se présenter à eux sous la forme d’un aik. Là, il leur raconta tout ce qu’il savait de leur soi-disant Père, leur expliquant qu’ils étaient nés de la tromperie et de l’envie, mais que lui avait discerné les capacités qui sommeillaient en eux, et qu’il était prêt à partager ce savoir avec tous ceux qui accepteraient de le suivre. Les aiken furent mitigés, craignant ce Dieu dont la sombre réputation était parvenue jusque dans leur forêt, mais parmi eux un groupe plus vorace de pouvoir le suivit sans hésitation. Afin de se différencier de leurs cousins, ils se nommèrent eux-mêmes « Cuachag », ce qui signifie "qui voit", car ils pensaient que le Nécromancien leur avait ouvert les yeux.

A son retour dans son domaine, le Dieu Artiste fut dévasté de voir la dissension qui avait été créée chez ses enfants et s’en alla quérir les conseils du plus sage d’entre eux ; Troll’Chaalk. Celui-ci était déjà au courant des agissements du Nécromancien, puisque depuis sa tromperie avec Loonie il avait gardé un œil sur lui, mais n’avait pas pu agir. Les aiken avaient fait ce choix de leur plein gré, il ne pouvait les en priver.
Tous deux se rendirent par la suite au nouveau domaine de Kylint’Larn mais y furent reçus comme des intrus dont on serait pressé de se débarrasser. Ils prirent alors la décision d’unir leurs pouvoirs et maudirent le Dieu et toute sa suite. « Aie la laideur de tes actes » furent leurs dernières paroles afin de s’en retourner à jamais.

A compter de ce jour, l’apparence des cuachags commença à se modifier. Leur peau devint plus terne, leur présence menaçante, tandis que même leur habitat commençait à irrémédiablement être souillé par la corruption émanant de leurs exactions.


Ainsi, le peuple aux Mille Grâces ouvrit les yeux.
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Du bannissement du Père

Leinir, tel que l’indiquait son nom, était le fils de la Soleil et du Nécromancien. Ce dernier avait usé de sa magie pour moduler l’enfant à ses souhaits directement dans le ventre de sa mère, de sorte qu’à sa naissance elle fut terrifiée de voir un garçon pâle, difforme, monstrueux, qu’elle ne put se résoudre à garder auprès d’elle. Abandonné à son père dont il avait hérité du contrôle des morts, il grandit et passa toute son enfance auprès des cuachags puisque, de par sa filiation, il n’était pas le bienvenue au domaine des Dieux.
Baigné dès son plus jeune âge d’un climat de rivalité et de haine, sa rancœur et son amertume ne firent que s’accroître au fil des ans. L’abandon de sa mère, le mépris de ses oncles, mais plus que tout autre encore il en voulait à son père pour ce corps infâme, ce fardeau qu’il lui faudrait subir à jamais.
Alors, plus adepte de la finesse que de la force brute, il avait mis au point un plan pour faire tomber le Danseur d’Ombres ; le persuader de tuer Asarlaí.

Il lui avait fallu de longs siècles d’attente avant que cela soit réalisable mais enfin il y parvint. Il le convainquit que si le Sans Pouvoir leur avait fait croire qu’à sa mort toute l’énergie reviendrait à lui, ce n’était qu’une ruse de sa part car il craignait la puissance de ses créations et n’était qu’un couard. Au contraire même, s’il parvenait à l’occire son pouvoir n’en serait que plus grand et finalement il pourrait prendre sa place et régner à son tour sur tout ce qui était, est et sera.
C’est ainsi qu’il parvint à tromper Kylint’Larn, qui s’introduit dans le royaume astral et tenta de mettre fin à la suprématie du Père de toutes choses.
Malheureusement il fut découvert par Velhður, qui lui vouait une haine particulière depuis qu’il avait trahi sa fille. Elle le conduisit auprès des autres Dieux, qui prirent la décision unanime de le bannir à tout jamais afin de mettre fin à ses exactions. Il fut conduit au plus profond des entrailles de la terre, où on l’attacha solidement à l’une des roches présentes là, sur le dos, avant de finalement installer un serpent dantesque au-dessus de lui. Depuis, le venin ne cesse de couler depuis ses crocs jusqu’à son visage, lui infligeant un continuel supplice sans nom.

Leinir eut vent de ces faits et n’en fut que trop ravi. Il revêtit une pleine apparence monstrueuse, effrayant à la fois ses disciples et ses ennemis, puis abandonna une bonne fois pour toute ce nom ridicule qui lui avait été donné, ne se faisant dès lors appeler que Lok’tharn.
Enfin, afin d’asseoir plus encore son pouvoir sur les cuachags, il leur interdit toute mention à son père et punit les rares qui osèrent le défier.



On dit que depuis, il n’attend que la bonne opportunité pour mener à bien son ultime coup d’éclat ; sa vengeance finale.
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Corvus Corax
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MessageSujet: Re: 5. Mythologie  Mar 17 Juil - 17:43


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Du déclin des choses

Les choses sont toutes autres désormais. Les Dieux n’osent plus arpenter les terres humaines tel qu’ils le faisaient autrefois, craignant l’emprise du Dieu Blanc qui s’est étendue jusque sur leurs terres. Les années ont passé, les siècles se sont succédés, les faits des anciens Dieux se sont oubliés. Car leur successeur est unique maître de ses sujets et il ne partage pas son pouvoir. Peu à peu, son souvenir à supplanté les leurs. C’était un Dieu de bonté et de pardon, redoutable mais miséricordieux.

Ses armées de fidèles ont déferlé sur les païens comme le feu prend dans les chaumières, réduisant à néant celles et ceux qui refusèrent de se soumettre à sa parole. A mesure que le temps passait les idoles furent remplacées par de nouvelles figures saintes, les autels recouverts de mousse et les derniers courageux à révérer les Dieux Sorciers durent apprendre la discrétion afin de ne pas rejoindre leurs frères et sœurs offerts à la purification des bûchers.


Ainsi, les anciens Dieux tombèrent dans l’oubli et le souvenir de leurs créations fut perdu.
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